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Le secteur industriel canadien est un milieu complexe où le « bureau » peut être un site accessible uniquement par avion au Nunavut ou un point d'extraction isolé dans les sables bitumineux de l'Athabasca. Dans ces environnements à haut risque, la phrase la plus redoutable qu'un gestionnaire de maintenance puisse entendre est : « C'est en rupture de stock. »
Lorsqu'un composant essentiel d'une plateforme de forage ou d'un système de convoyeur tombe en panne, le compte à rebours ne se déclenche pas seulement ; il commence à causer des pertes financières considérables. Dans le Nord canadien, un délai de trois semaines pour un soutien ou un logement spécialisé n'est pas qu'un simple inconvénient ; c'est une crise logistique qui peut coûter des millions en pertes de production et en main-d'œuvre inactive.
Traditionnellement, la seule défense de l’industrie était l’approvisionnement « au cas où » : remplir d’immenses entrepôts coûteux de pièces physiques qui pourraient y rester pendant une décennie avant d’être nécessaires, si tant est qu’elles le soient un jour. Mais alors que le contexte commercial de 2026 introduit de nouvelles incertitudes tarifaires et que les chaînes d’approvisionnement mondiales restent volatiles, le passage à l’inventaire numérique au Canada est passé d’un projet pilote à une exigence essentielle.
Pour les opérations situées à des centaines de kilomètres de la gare ou de l'autoroute principale la plus proche, le « dernier kilomètre » de la livraison est souvent le plus coûteux et le plus imprévisible. Les routes verglacées dépendantes des conditions météorologiques, les horaires de vol limités et les retards douaniers à la frontière signifient que même si une pièce est « en stock » dans un entrepôt aux États-Unis ou en Europe, son arrivée sur un site isolé n'est jamais garantie.
C'est pourquoi la fabrication au besoin change la donne. En utilisanttechnologie additive MarkforgedLes entreprises déplacent des bits, pas des atomes. Au lieu d'expédier une pièce d'acier physique à travers le continent, elles envoient un fichier numérique sécurisé à une imprimante située directement dans l'atelier ou à l'intérieur d'un conteneur de maintenance mobile.

La gestion physique des stocks peut nuire considérablement à l'agilité d'une organisation. Pour les responsables de l'entretien et des opérations, les coûts cachés de l'entreposage traditionnel deviennent impossibles à ignorer :
Historiquement, le principal obstacle à l'adoption de l'impression 3D dans l'industrie lourde a été le manque de pièces adaptées. Les responsables de l'entretien ne peuvent pas utiliser de pièces en plastique standard sur un tamis vibrant ou une pompe à haute pression. C'est là que…Forge numérique Markforged change la conversation.
La technologie brevetée de Markforged permet aux utilisateurs de s'affranchir des procédés de fabrication traditionnels en renforçant les pièces avec des brins continus de fibre de carbone, de Kevlar ou de fibre de verre. Il ne s'agit pas simplement d'une résistance adaptée à l'impression 3D, mais d'une résistance de qualité industrielle.
En incrustant des fibres de carbone continues dans une matrice de base, comme Onyx® (Un nylon renforcé de microfibres de carbone), vous pouvez produire des composants ayant un rapport résistance/poids équivalent à celui de l'aluminium 6061-T6. Pour un gestionnaire des opérations, cela signifie qu'une pièce imprimée en 3D n'est plus une « solution temporaire » pour terminer son service ; c'est un remplacement fonctionnel et durable.

Pour les opérations à plus grande échelle, l'introduction de la Markforged FX20 a redéfini les possibilités sur le lieu même où le besoin s'en fait sentir. Capable d'imprimer des thermoplastiques haute température comme l'ULTEM™ 9085, la FX20 permet la création de pièces beaucoup plus grandes et plus résistantes, capables de supporter la chaleur extrême et l'exposition aux produits chimiques courants dans les secteurs minier et de la transformation lourde.
L'objectif d'un inventaire numérique pour site distant est de créer une chaîne d'approvisionnement autoréparatrice. Imaginez le scénario où un support de capteur spécialisé sur un concasseur secondaire se casse. Dans l’ancien modèle, le contremaître du site vérifierait les magasins locaux, les trouverait vides, puis appellerait le fabricant d’origine. Si la pièce est en stock, il faut attendre trois jours pour une livraison par avion-brousse. Si elle ne l’est pas, il faut attendre trois semaines pour une fabrication en atelier.
Dans le modèle numérique, le contremaître accède à une bibliothèque infonuagique sécurisée parMarkforged Eiger™Ils sélectionnent le fichier de pièce validé, qui a déjà été optimisé par les ingénieurs pour une résistance maximale. Ils cliquent sur « imprimer », et le lendemain matin, la pièce est prête à être installée.

L'une des principales préoccupations des gestionnaires est de s'assurer qu'une pièce imprimée en 3D réponde aux normes de sécurité et de performance. Grâce au logiciel d'inspection en temps réel de Markforged, l'imprimante utilise un micromètre laser pour « balayer » la pièce pendant son impression.

Il compare la pièce physique à son jumeau numérique en temps réel, assurant ainsi la précision dimensionnelle du composant au micron près. Ce niveau de validation est souvent supérieur à celui obtenu auprès d'un atelier d'usinage tiers traditionnel.
La transition vers un inventaire numérique n'est pas une transition « tout ou rien ». Il s'agit d'une migration stratégique que GoEngineer aide ses partenaires à gérer grâce à une approche par étapes :
Nous collaborons avec les équipes de maintenance pour identifier les « pièces à problèmes », celles qui tombent le plus souvent en panne, dont les délais de livraison sont les plus longs ou dont l’expédition est la plus coûteuse. Ce sont vos premières candidates à la numérisation.
De nombreuses pièces de rechange sont destinées aux vieilles machines, pour lesquelles les fichiers CAO n'existent plus. Grâce à la numérisation 3D haute résolution, on peut recréer ces pièces et, dans bien des cas, les améliorer. Si une pièce casse toujours au même endroit, on peut renforcer cette zone spécifique avec de la fibre de carbone dans le fichier numérique.
Une fois la bibliothèque numérique créée, elle peut être déployée sur plusieurs sites. Une entreprise possédant cinq mines en Ontario et au Québec peut ainsi avoir cinq imprimantes Markforged, toutes connectées à la même bibliothèque numérique sécurisée. Cela garantit que chaque site imprime systématiquement des pièces validées de haute qualité.
Le retour sur investissement de la fabrication additive dans la chaîne d'approvisionnement ne se résume pas au coût du filament par rapport à celui de l'acier. Il s'agit aussi de réduire les temps d'arrêt.
Imaginez une mine d'or où une heure d'arrêt coûte 100 000 $. Si une pièce imprimée en 3D permet d'économiser seulement cinq heures d'attente pour un coursier, l'imprimante est rentabilisée en un après-midi. Si l'on tient compte de la suppression des frais d'expédition vers les sites éloignés et de la réduction de l'espace d'entreposage, l'argument financier en faveur de l'inventaire numérique devient incontestable.
De plus, il y a l'aspect durable. En imprimant les pièces sur place, on élimine l'empreinte carbone considérable liée à la logistique mondiale. On n'envoie pas par avion une pièce de métal de 2,5 kg à l'autre bout du monde ; on utilise seulement la matière première nécessaire, là où on en a besoin.

La transition vers un modèle d'inventaire numérique exige plus qu'une simple imprimante. Elle nécessite un partenaire qui comprenne l'intersection de l'ingénierie, des logiciels et des dures réalités de l'industrie canadienne.
Chez GoEngineer, on ne vend pas seulement de l'équipement ; nous vous fournissons l'expertise nécessaire pour vous aider à intégrer Digital Forge à vos flux de travail de maintenance existants. De la formation de votre équipe à EigerMC à l’aide apportée pour identifier les pièces de votre inventaire prêtes pour la « passée au numérique », nous nous engageons à vous aider à bâtir une exploitation plus résiliente et autonome.
L'attente de « plusieurs semaines » est un choix, pas une fatalité. En 2026, la technologie existe pour rendre votre chaîne d'approvisionnement aussi agile que vos données. En adoptant la fabrication au besoin, vous pouvez préserver votre temps de fonctionnement, renforcer vos équipes de maintenance et vous assurer que votre exploitation est prête à relever tous les défis que le contexte canadien vous réserve.
Notre équipe d'experts en fabrication additive est prête à vous aider à réaliser un audit de vos pièces et à élaborer une feuille de route pour votre transformation numérique.
Contactez-nous* aujourd'hui pour voir commentTechnologie Markforged peut éliminer vos goulots d'étranglement liés aux délais de livraison et amener votre production au niveau requis.
*Disponible seulement au Canada.
À propos de GoEngineer
GoEngineer offre des logiciels, des technologies et une expertise qui permettent aux entreprises de libérer l'innovation en matière de conception et de livrer de meilleurs produits plus rapidement. Avec plus de 40 ans d'expérience et des dizaines de milliers de clients dans les secteurs de la haute technologie, des dispositifs médicaux, de la conception de machines, de l'énergie et d'autres industries, GoEngineer fournit des solutions de conception de premier plan avec SOLIDWORKS CAD, l'impression 3D Stratasys, la numérisation 3D Creaform et Artec, CAMWorks, PLM, et plus.
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